Le projet de création de « La Maison de la Famille » part d’un constat.

A la Réunion, malgré les traditions culturelles fortes d’une société pluri-ethnique où certaines valeurs sont toujours appréciées et reconnues, la cellule familiale connaît de plus en plus de turbulences.
Nous constatons ainsi :

• une progression constante des divorces et des séparations de couples,
• de plus en plus de familles monoparentales,
• de plus en plus de naissances « illégitimes »
• des grossesses d’adolescentes de plus en plus jeunes
• une courbe exponentielle inquiétante de la violence et de la délinquance chez les jeunes,
• un échec scolaire consternant,
• des violences, viols, incestes en augmentation, ce qui stigmatise la perte d’interdits indispensable à la structuration de la personnalité
• les dégâts causés par l’alcoolisme et la drogue
• le développement d’un sentiment de défiance , d’insécurité et même d’intolérance dans les cités.

Bref, le mal de vivre est là.

Face à ces disfonctionnements de la cellule familiale qui entraînent inéluctablement des répercussions sur les personnes, une idée s’est imposée à Thérèse BAILLIF, alors présidente de l’AFAR (Association des femmes Actuelles de la Réunion), celle de créer une « Ecole des Parents » sur l’île.

Le projet « Maison de la Famille » avait ainsi pour but de faire des propositions concrètes visant à inverser ces tendances désespérantes et à donner à nouveau aux familles, le goût du bonheur, l’envie de construire, de prospérer, de vivre.

Grâce au soutien du Préfet Hubert FOURNIER, l’Amafar, déclarée officiellement le 8 juillet 1994 à la Préfecture, a pu démarrer ses projets sans attendre.

La première Maison de la Famille a vu le jour en septembre 1994 à Saint-André grâce à l’appui efficace et précieux de monsieur le député-maire Jean-Paul VIRAPOULLE.

Un an plus tard a lieu l’inauguration d’une seconde Maison de la Famille ouverte à Saint-Denis en mars 1995. cette structure située Avenue Jean Albany devient le siège de l’association. Ce local devenu trop exigu compte-tenu du développement des activités de l’association, c’est dans des locaux plus spacieux que s’installe l’Amafar au 2 rue Jules Ferry début 1999.

En 2002, l’Amafar devient Amafar-Epe. L’association est officiellement affiliée à la Fédération Nationale des Ecoles de Parents et des Educateurs reconnue d’utilité publique et obtient l’agrément officiel des Ecoles des Parents et des Educateurs.

L’Amafar-Epe a une double vocation : celle d’une association familiale selon les dispositions du Code la Famille( à ce titre, elle fait partie de l’UDAF( Union départementale des Affaires familiales) et celle d’une association d’éducation populaire, structure de proximité et d’accompagnement à la parentalité entre autres et celle d’une association d’éducation populaire, structure de proximité et d’accompagnement à la parentalité entre autres et celle d’une association d’éducation populaire.